L'assurance veut séduire les étudiants

20-01-2011

« Le secteur des assurances a un avenir brillant. Il n'y a pas de développement économique sans prise de risque, et pas de risque sans gestion du risque.

Cette phrase résolument optimiste est d'Éric Lombard, président-directeur général de BNP Paribas assurance. Il est intervenu à l'École supérieure de commerce de Troyes (ESC), devant les étudiants, dans le cadre d'une action mise en place par la Fédération française des sociétés d'assurances et visant à mieux faire connaître ce secteur.
« Une compétition féroce va avoir lieu dans le monde de l'assurance dans les années à venir. La différence va se faire sur les talents qui vont nous rejoindre et nous voulons sécuriser les relations entre le monde de l'assurance et l'enseignement supérieur », explique-t-il pour justifier le cadre de cette intervention, en regrettant, cependant, le manque de formation vraiment spécialisée qui existe dans les grandes écoles.

500 emplois à venir

« Nous sommes présents dans quarante pays, avec une croissance organique à deux chiffres, plus proche des 20 % que des 10 %. L'année dernière, nous avons encaissé plus de 24 milliards d'euros de primes. Quatrième assureur français, nous sommes les numéros un en Inde », indique celui qui a été élu, en 2004, président du groupement français des bancassureurs.

Et pour inciter encore plus son public à choisir les métiers de l'assurance, il a annoncé l'embauche de 500 personnes dans les deux ans à venir dans la gestion financière, le marketing, l'actuariat ou encore l'informatique.
« Dans les grandes entreprises, les exercices en trois parties, c'est fini. Nous allons vous présenter un problème et vous devrez ensuite trouver une solution. » Un objectif clair et, pour y arriver, les employeurs cherchent des gens qui ont envie de travailler, qui ont une compréhension simple des phénomènes complexes, qui ont des qualités humaines et savent travailler avec les autres. « Vous avez la même formation que les étudiants des grandes écoles, il suffit juste d'avoir confiance en vous », a-t-il dit aux étudiants.
L'intervenant a également analysé les raisons de la mauvaise image des professionnels de l'assurance : « L'image des assureurs n'est pas bonne dans le public car nous ne nous sommes peut-être pas assez bien occupés de nos clients au moment où ils en avaient besoin, au moment des sinistres ; c'est là dessus que doivent porter nos efforts. 

 

Source : L'Est Eclair