La MGEN souhaite lancer son nouveau pôle mutualiste courant 2011

10-05-2010
Les mutuelles santé poursuivent leur concentration. Thierry Beaudet, président de la Mutuelle générale de l'Education nationale (MGEN), a officialisé le projet de création d'une union mutualiste de groupe (UMG) réunissant quatre autres compagnies: la Mutuelle nationale territoriale (MNT), la Mutuelle générale environnement et territoires (MGET), la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH) et la Mutuelle des affaires étrangères ( MAE). Une structure qui, à l'instar de la société de groupe d'assurance mutuelle (Sgam), permet notamment de mettre en place des solidarités financières entre ses membres.
Ce projet, qui doit encore recevoir l'aval des assemblées générales des parties concernées, donnerait naissance à un acteur majeur du monde mutualiste, avec 6 millions de personnes couvertes et un chiffre d'affaires de 2,9 milliards d'euros. Pour l'heure, aucun détail n'a été dévoilé et aucun calendrier n'a été arrêté. Toutefois, pour Thierry Beaudet«un démarrage effectif courant 2011 nous paraît important».
A l'heure où le marché de l'assurance santé aiguise l'appétit des assureurs traditionnels et des bancassureurs, unir ces forces apparaît primordial pour les acteurs de taille moyenne. «Ce projet nous permettrait de renforcer un certain nombre de synergies opérationnelles et de consolider notre assisse financière dans la perspective de Solvabilité II», a expliqué Thierry Beaudet.
Ce projet arrive à point nommé pour la MGEN qui a conclu son exercice 2009 avec un déficit de 39,6 millions d'euros, après déjà une perte de 44,7 millions en 2008. Un résultat que le groupe attribue à l'impact de la «taxe» CMU (2,5% à 5,9% des cotisations santé) qui lui a coûté 43,6 millions d'euros l'an dernier. «Cette perte n'altère en rien notre solidité financière», a assuré Thierry Beaudet. Pourtant, les fonds propres se sont légèrement érodés en 2009, ressortant à 1,73 milliard d'euros contre 1,76 milliard en 2008. Pire, le taux de marge de solvabilité a reculé de plus de 130 points, pour s'afficher à 521%.
«Cette diminution est liée au développement du groupe», a expliqué Fabrice Henry, trésorier général du groupe, tout en prévenant que le lancement de nouvelles offres en 2010 «devrait faire descendre notre taux de marge de solvabilité en dessous de 500%». Un niveau qui reste tout de même confortable.
Source : L'Agefi, 30/04/2010