La météo booste l'assurance soleil

19-08-2011

Plusieurs voyagistes proposent des garanties contre le mauvais temps. Leur demande a fortement augmenté cet été.

L'argent ne remplace pas le soleil. Des compagnies ont quand même fait le pari de proposer une assurance contre le mauvais temps, qui dédommage les touristes déçus par la météo. Le concept, né il y a trois ans et aujourd'hui vendu par quelques voyagistes - Pierre & Vacances, Maeva, Marmara ou encore les campings Sunêlia , a sans surprise rencontré un succès plus marqué cette année, boosté par la grisaille du mois de juillet.

«On a dépassé les 20.000 souscripteurs au 31 juillet. C'est bien plus que le double de l'année dernière», précise-t-on chez Aon, qui a lancé le concept. L'assureur ne s'attendait pas non plus à devoir faire autant de chèques : parmi les 200 destinations françaises visées par ces offres, 50 ont à ce jour ouvert droit à dédommagement, d'après les données de Metnext, filiale de Météo France.

Les années précédentes, 5% environ des souscripteurs avaient perçu un remboursement pour cause de mauvais temps. Cette année, cette part s'est déjà accrue de 20%, sans compter le mois d'août, qui s'annonce toutefois sous de meilleurs auspices. Les touristes ayant passé leurs vacances sur la côte Atlantique, en particulier dans la moitié nord de la France, seront les premiers concernés.

Deux heures de soleil par jour

Tous ne sont cependant pas remboursés du même montant, ni sous les mêmes conditions. Tout dépend du voyagiste auprès duquel l'offre a été contractée. Si l'assurance est comprise dans la prestation chez Sûnelia, elle coûte 12 euros supplémentaires chez Marmara, et 69 euros chez Pierre & Vacances, qui l'inclut dans son pack «multirisques».

Pour exemples, Marmara garantit quatre jours de soleil par semaine de sept jours, ou reverse 300 euros à ses clients. Un peu moins généreux, Pierre & Vacances ne garantit que trois jours de soleil, sans quoi 150 euros seront versés aux malchanceux. Un «jour de soleil» étant un jour comprenant au moins «deux heures de soleil ardent et sans nuage» entre dix heures et dix huit heures.

Tablant sur une météo de plus en plus capricieuse, les assureurs comptent bien augmenter à l'avenir le nombre de leurs souscripteurs. L'année 2011, peu ensoleillée, leur aura fait une bonne publicité.


Source : Figaro.fr, 16/08/2011