Les activités d'assurances deviennent le talon d'Achille d'ING

17-08-2010
Le bancassureur néerlandais ING a annoncé mercredi un bénéfice net de 1,09 milliard d'euros au deuxième trimestre, inférieur de 22% à celui du premier trimestre, mais bien supérieur aux 71 millions d'euros dégagés un an plus tôt ainsi qu'au consensus Reuters de 709 millions. «Cette publication est meilleure qu'attendu grâce aux bons résultats affichés dans la banque de détail», note Aurel BGC. L'activité d'ING dans la banque a dégagé un bénéfice courant de 1,61 milliard d'euros, contre une perte de 186 millions un an plus tôt, grâce à une hausse des volumes, des marges plus élevées et un meilleur contrôle des coûts. De plus, le ratio tier one a progressé de 0,2 point au deuxième trimestre à 8,6%.
En revanche, la division assurance a enregistré une perte de 115 millions d'euros, alors que les analystes tablaient sur un profit de 29 millions suite à 269 millions de bénéfice au premier trimestre. Les résultats ont été affectés par 534 millions de charges exceptionnelles, dont 521 millions dans la branche américaine d'assurance.
ING précise avoir passé 465 millions d'euros de provisions pour pertes de crédit, un peu moins qu'au premier trimestre cependant. Hors exceptionnel, le résultat opérationnel est stable. Jan Hommen, directeur général du groupe, explique que «la dégradation des marchés d'actions a affecté les performances sous-jacentes de nos activités d'assurance, particulièrement en ce qui concerne l'assurance-vie aux Etats-Unis».
Aurel BGC reste «toujours prudent en raison du manque de visibilité concernant la rentabilité future du bancassureur(...) de la grande volatilité des résultats affichés par ING, aussi bien dans son activité banque qu'assurance» et du fait « qu'ING est entré dans un processus de restructuration : le groupe s'est engagé auprès de la Commission européenne à céder sa division assurance d'ici 2013». ING se donne pour objectif de séparer ses activités de banque et d'assurance en deux unités opérationnelles indépendantes d'ici à la fin de l'année dans le but de vendre ensuite sa branche assurance, qui pèse 21 milliards d'euros de valeur comptable.
Les coûts liés à la scission sont estimés entre 110 et 150 millions d'euros sur l'exercice 2010, dont 30 millions ont d'ores et déjà été provisionnés au premier semestre. Le groupe privilégie toujours une introduction en Bourse pour se séparer de son activité. 
Source : L'Agefi, 12/08/2010