Sortir des sentiers battus pour trouver un emploi

31-05-2010

Les temps sont durs ? Le marché de l'emploi est difficile ? Raison de plus pour mettre toutes les chances de son côté. Et pour explorer toutes les pistes -quitte à sortir des sentiers battus. Car à côté des gisements traditionnels d'emplois dans les grands groupes (lire ci-contre), il existe des domaines moins encombrés ou méconnus, que les candidats délaissent.

La fonction commerciale, par exemple, continue de souffrir d'un déficit d'image, alors qu'elle offre un grand nombre de postes. Même chose pour les PME, qui peinent à recruter des diplômés, alors qu'elles pourraient en accueillir massivement. Il existe aussi des secteurs d'activité plus ou moins oubliés des jeunes diplômés. Le ferroviaire, (Alstom, RATP, SNCF, etc.) par exemple, manque de compétences et devrait recruter massivement dans les prochaines années.

L'assurance ne demande qu'à rajeunir ses effectifs -AXA, par exemple, recrute cette année 2.300 personnes, notamment sur les métiers commerciaux et les postes d'expertise. La grande distribution cherche également à muscler ses équipes. Le bâtiment peine à attirer les jeunes managers et ingénieurs.

L'international offre également de multiples opportunités. Certes, les grands groupes recourent de moins en moins aux expatriés.

Se tourner vers l'international

Mais il est possible de décrocher directement un poste auprès d'entreprises étrangères ou de filiales à l'étranger -y compris dans des pays lointains comme l'Australie ou la Chine. Car si les entreprises de l'Hexagone affrontent une conjoncture anémique, celles des pays émergents croissent à toute vitesse. Autre possibilité, le volontariat international en entreprise (VIE), qui offre chaque année plusieurs milliers de postes. Le dispositif vient d'ailleurs de se doter d'un nouveau site, entièrement relooké, civiweb.com.

Autre piste, les « nouveaux métiers », liés à l'environnement, à la responsabilité sociale, mais aussi au contrôle financier ou à l'articulation design-technologie. Ne pas négliger enfin les emplois « précaires » : postes en CDD, en intérim, à temps partiel, petits boulots... Autant de solutions d'attente, certes insatisfaisantes, mais qui valent mieux que de pointer au chômage et de se morfondre dans son coin.

Source : Les Echos, 26/05/2010